Anton Newcombe : The Psycho .

Anton Newcombe : The Psycho .
The Brian Jonestown Massacre, groupe rock américain aux sonorités sixties, crève l'écran actuellement, aux côtés des Dandy Warhols dans le film Dig. Réalisé par Ondi Timoner, ce documentaire suit l'évolution de 2 formations de 1997 à 2002 : BJM est présenté comme un groupe de déjantés mené par un néo-hippie ultra créatif, les Dandy Warhols comme un groupe perverti par l'argent et l'industrie du disque.

Leader torturé et égomaniaque des BJM, compositeur talentueux et musicien multi-instrumentiste exceptionnel, Anton Newcombe est aussi le fondateur de The Committee to Keep Music Evil, label indé créé avec Bomp pour enregistrer de jeunes groupes.

C'était il y 4 ans et le monde découvrais Le BJM et Anton Newcombe à travers le film documentaire "DIG" . L'apparition d'un des plus grands génies de la musique .
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# Posted on Sunday, 04 November 2007 at 8:58 AM

Arcade Fire : Funeral (Un Choc Grandiose ...

Arcade Fire : Funeral (Un Choc Grandiose ...
Jésus, Marie, Joseph ! Depuis quand n'avions-nous pas entendu une voix aussi habitée ? Depuis les fous furieux Texans de Lift To Experience ? Depuis Black Francis chantant “Debaser” ? Thom Yorke sur “Fake Plastic Trees” ? On ne sait plus trop... C'est un choc. Une expérience. Un album sur lequel tous les morceaux renversent, cette chose si rare...

Les Arcade Fire sont une bande de prophètes en provenance du Québec, s'articulant autour du couple Win Butler, natif du Texas, et Régine Chassagne (on ne plaisante pas), ancienne fillette de Haïti. Leur premier album est un monstre... Leurs dix chansons, une carte de visite en forme de rêve que vénère, paraît-il, le Thin White Duke en personne. Il y a, là-dedans, un foutoir d'influences plus ou moins précises, qui finissent par s'assembler pour donner au groupe un style, une griffe, qui sont ceux des vrais géants... Un mélange tordu de pure americana gothique et d'anglophilie savante, de post-punk totalement digéré et de baroque féerique. Il paraît qu'avant de composer ces morceaux dantesques, une hécatombe s'est produite dans les différentes familles des hommes et femmes composant Arcade Fire...

Les uns ont perdu un oncle, les autres une tante, d'autres encore un grand-père ou une grand-mère. Un quasi-génocide québécois ! D'où le titre de l'album et le chant fiévreux de Butler, souligné ici et là par les interventions féroces de sa mousmé Régine. D'emblée, via “Neighborhood °1”, premier titre ouvrant le bal, et plus beau morceau entendu en trop d'années, c'est une totale déflagration, un crescendo funeste, qui ne s'achève qu'au cinquième titre. On n'a jamais rien entendu de pareil... En cherchant des comparaisons assez hasardeuses, quelques noms sortent bien — The Willard Grant Conspiracy, Lambchop, Sigur Rós — mais non, finalement, ce sont les premiers Echo & The Bunnymen pour la voix, ou Talking Heads pour ce sens du nerf à vif. Et encore, ce n'est pas sûr...

Des Radiohead période “The Bends” mais fans de country et de murder ballads ? Des Pixies version grand orchestre ? Ce n'est toujours pas ça... C'est qu'Arcade Fire, précisément, a cette chose rare absente chez les Bloc Party/ Kaiser Chiefs/ Bravery/ Franz Ferdinand, etc : l'épaisseur. La grandeur d'âme. Ici, lorsqu'un morceau commence comme une énième version moderne de Gang Of Four (“Neighborhood °2”), c'est pour décoller dans un refrain abracadabrant, poignant et mirifique qui n'a strictement plus rien à voir avec les habituelles et simplettes resucées post-punk.

Puis c'est une valse avec crincrin de bal fin de siècle (“Crown Of Love”) qui enchaîne sur un hymne entonné par mille ch½urs (“Wake Up”) au bord du suicide collectif. Ces Arcade Fire sont d'une intensité palpable. Ils ont le truc qui remue, qui fouille les tripes et qui malaxe le cortex. Ce Win Butler semble en transe, là-haut, au huitième cercle transcendantal ! Il faut l'entendre sur “Rebellion (Lies)”, c'est évident, sa vie en dépend. Derrière, le groupe déploie des choses inouïes, travaille l'art subtil du crescendo, du plein et du délié.

“Funeral” s'achève qu'on ne l'a pas vu passer. C'est normal, il nous a traversé ! Il ne reste alors qu'une chose à faire : repartir de zéro, remettre tout là où ça a commencé et tenter, vainement, de reprendre d'assaut cet effarant sommet.
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# Posted on Sunday, 04 November 2007 at 8:52 AM

Edited on Wednesday, 26 December 2007 at 11:33 AM

The White stripes : Elephant ...

Quand on entend Seven Nation Army, le premier morceau du nouvel album des White Stripes, on croit d'abord que le groupe a trahi : il y a de la basse ! Plus de deux instruments à la fois ! Bourgeois ! Parvenus ! Vendus ! Progressistes ! Mais non, c'est Jack White qui joue une ligne de basse sur sa guitare. Les White Stripes sont toujours deux, Jack et Meg White, et ils n'ont besoin de personne.


Des guitares qui couinent à la limite du hard rock. Des ballades folk cabossées. Du rock trémoussé. Un son compressé, congestionné. Avec Elephant, les White Stripes sonnent parfois comme des Buzzcocks sur un disque 78-tours, des Rolling Stones de bac à sable, des Who lo-fi. Groupe d'aujourd'hui énormément influencé par le blues des années 30, les White Stripes se sont posés en plein milieu, dans les années 70. Il y a dans Elephant l'ambition, l'inventivité et le glam d'un certain rock des années 70 (celui d'avant le punk), mais il y a surtout le traitement White Stripes : l'interprétation simple, spontanée et abrasive, les gimmicks accrocheurs, l'éthique "less is more".


La singularité des White Stripes par rapport à leurs nombreux petits camarades du renouveau rock'n'roll, c'est qu'ils sont sur le fond capables de tout jouer ou presque et d'intégrer le tout dans une forme musicale limitée à l'extrême, miniaturisée, ramenée à l'essentiel. C'est l'éléphant qui réussit à passer à travers le chas d'une aiguille en rentrant le ventre.



Un rythme binaire, des couleurs primaires, des histoires simples qui finissent toujours bien : Les enfants adorent, les parents en redemandent. Les White Stripes n'ont d'autre prétention que de s'amuser. Jouer de la musique et jouer avec la musique.
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# Posted on Sunday, 04 November 2007 at 8:47 AM

Edited on Wednesday, 26 December 2007 at 11:33 AM

The Likely Lads ...

Les choses sont claires dorénavant : le renouveau rock est là, pour tous, excitant au possible. Prenons les derniers arrivés dans le wagon revivaliste : The Libertines. Pedigree parfait, fringues parfaites, chouettes gueules, chansons royales... Et puis il y a ce The qui habille tous les bons groupes du moment (The Strokes, The Vines, The Rapture, The Hives, The Coral — exception faite d'Interpol). New York menait la danse avec sa classe urbaine, Detroit offrait un supplément d'authenticité.

Aujourd'hui, Londres peut reprendre la main grâce à un alliage de morgue, de romantisme et de mélodies sophistiquées jouées à toute blinde par des petits punks de 22 ans issus des beaux quartiers. The Libertines, donc. Branleurs magnifiques. Nouvelle baronnie sauvage de l'électricité qui sent l'ennui teenage. Des gitans britanniques fiévreux incarnant à merveille l'idéalisme et la frustration rock. Voilà certainement le nouveau groupe anglais le plus viscéralement urbain entendu depuis longtemps. Même si certains trouvent que l'on a tendance à s'emballer sur tout ce qui reprend à son compte l'héritage punk 1977-1979, on l'affirme : “Up The Bracket” est un grand, un excellent premier album.

Car The Libertines combinent en douze titres urgence, ironie et élégance dévastée, on se dit qu'il va falloir compter sur ce groupe. Car les leaders de cette formation, Pete Doherty et Carl Barat, ont des allures de stars en puissance et qu'ils se bagarrent souvent, on se dit qu'il va falloir suivre cette formation qui fonce dans le mur avec une admirable désinvolture. Car “Up The Bracket” bénéficie d'une production teigneuse signée Mick Jones (l'ex guitariste de The Clash), on se dit, finalement, que tout cela a l'air solide. L'écoute du disque ne fait que confirmer les soupçons. Première constatation : oui, The Libertines sonnent comme une réponse anglaise aux Strokes. Ce groupe possède son “Last Nite” (“Death On The Stairs”), son “NYC's Cops” (“I Get Along”, furieuse boule de nerfs punkisante) et une énorme poignée de morceaux cool à mourir (“Vertigo”, “Boys In The Band”). Les riffs de guitares sont tranchants et rapides comme chez Buzzcocks (“Up The Bracket”), les rythmiques méchantes, la voix se fraye un passage dans la giclée sonique à grands coups de poings. On pense aux Smiths des débuts, aux Only Ones, Jam, Kinks, Blur. Ça hurle, ça se tord, ça pose et, tout d'un coup, ça se relève avec un beau sourire aristocratique au coin des lèvres : “Ne sommes-nous pas sublimes ? Bientôt les garçons voudront nous ressembler et les filles, nous embrasser !” The Libertines donnent tout. Pas pour ces Oscar Wilde punk, l'économie de moyens. Plutôt s'étourdir de sa classe que d'attendre patiemment que son heure arrive. “Up The Bracket”, 36 minutes et pas une de plus, est un vrai disque à prendre ou à laisser.

Bientôt The Libertines seront peut-être gros, décadents, maqués avec des actrices en vue et potes avec les tarés du métier. Pour l'instant ils sont jeunes, beaux, arrogants et leurs chansons punk pop sonnent comme un manifeste de l'adolescence éternelle. On prend !

# Posted on Sunday, 04 November 2007 at 8:32 AM

Edited on Wednesday, 26 December 2007 at 11:32 AM

Halleluhia ! le voilà ! je l'attendais, enfin ! Notre Histoire Commence ...

Halleluhia ! le voilà ! je l'attendais, enfin ! Notre Histoire Commence ...
Leurs histoire commence en 1998 la notre 3 ans plus tard en septembre 2001 , ils ont changés le monde mais surtout nos vies , se sont les Strokes . Ils sont riches , ils sont jeunes , ils sont beaux et leur arrivé va provoquer un séisme musicale d'une ampleur encore indéfinie . "Is This It" est une bombe un des plus grands albums de l'histoire et le séisme provoqué par Casablancas et sa bande engendre une vague , la nouvelle vague qui ne va pas toucher que les etats-unis mais toute la planète , c'est le début d'une nouvèlle ère les Strokes on révolutionné le monde et ce n'est pas près de s'arrétter ...

# Posted on Sunday, 16 September 2007 at 9:30 AM

Edited on Sunday, 04 November 2007 at 9:04 AM