Question d'époque, je supposes.
Autant mourir dans une tranchée que harcelé et bouffé par la vermine dans sa propre maison.
Je peux comprendre ca, mais à ma manière.
Sois tu poses ton cul devant la télé et tu regardes des films de guerre et des séries sanglantes.
Soit tu sors et tu te fais plaisir toi-même.
Soit tu laisse la vie quotidienne te transformer en abruti devant ton jeu vidéo.
Soit tu ouvres la porte et tu y vas, en première ligne.
Avec le foot, tu es obligé de choisir.
Et ce n'est pas facile.
Il n'est pas question de te déballoner devant tes potes, et plus ta réputation grandit, plus tu es obligé d'assurer.
Mais c'est tout de même une liberté de choix, parce que c'est toi qui décides, et pas ces branleurs du gouvernement qui te disent de faire ceci ou cela.
Et c'est ca qui leur déplait.
Quand ca pète vraiment, ce qui se passe leur échappe tellement que ca en devient irréel.
Les gros enculés qui pensent tout controler se rendent compte de notre pouvoir.
En bande, on peut faire tout ce qu'on veut.
C'est pour ca qu'ils font tant de bruit autour de nous.
Qu'ils dépensent des millions en caméras et en forces de police.
Tout le monde fait partie d'une bande.
Tout le monde porte un insigne.
Partout ou tu regardes, tu vois des uniformes, et tous signifient quelque chose.
Et rien, en même temps.
Et quand les flics, les politiciens et le connard de base se mettent à gémir d'une seule voix sur les bagarres entre voyous qui perturbent leur petite vie de quartier et salissent le noble nom de l'Angleterre, on leur rit au nez.
On leur rit au nez et on leur pisse à la raie.
Ce qui compte, ce n'est pas ce que tu fais, ce que tu dis, c'est pourquoi tu le fais, pourquoi tu le dis.